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 Dune des anges / Icar et la Lune

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gintoxic
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Masculin
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Date d'inscription : 23/02/2007

MessageSujet: Dune des anges / Icar et la Lune   Mer 7 Mar - 23:32

DUNE DES ANGES


Ma main glisse dans l'océan de ses cheveux
Mes lèvres contre les siennes, je suis aux cieux
Ses paroles fusent dans mes oreilles comme des étoiles filantes
Mais, figés, l'ont se tient ; non, plus de tourmentes
Mes doigts ondulent sur la courbe de ses épaules
Descendant le long de ses coudes... Je les frôle
Nos mains se joignent, s'étreignent, nos coeurs battent
Au son des troubadours, nos tambours claquent
Je sens leurs odeurs mélangées, mes narines, mes sens
Dans sa bouche, ma langue va, vient et danse
Une caresse sur le ventre, centre de maternité
Je la prends dans mes bras, elle devient mon égalité
Elle sourit, je souris ; source de bonheur
Nos regards se croisent, nous intimident
Aussi riches que la mer, le ciel, nous sommes avides...

Elle est la dune des anges
La louange d'un archange
La chance pour une chance
La vie danse une dernière danse

J'aimerais descendre sur son ventre, et toucher... Plus loin
Caresse son dos, ses reins, m'enivre de ses seins
Sans vulgarité aucune, je lui tripotte les fesses
Par envie, désir, je veux être près de ma déesse
Lui caresser les pieds, les sensibles talons d'achille
Humer son entre-cuisse, lui lécher les chevilles
Remonter le long de ses jambes, l'humecter de moi
Humidifier son ventre, son cou, être encore en émoi
ne plus savoir dans quel sens tourne ma Terre
Lui faire l'amour, dehors, dedans, hors de la Terre



ICAR ET LA LUNE


ICAR, c'est le nom de ce train
Qui pour la deuxième fois, m'emmène voir cette fée
Qui me permettra, pour une autre fois, d'humer son parfum
Les rails défilent, les aiguilles ont tourné
A base de DKP, et autres graffes mal accomplis
Des phrases de brâves plus ou moins érudits
Les nuages volent à l'inverse de moi
Le soleil brille, comme un je ne sais quoi
Illumine mes paroles, irise mes palabres
Je m'adresse à ce mur, comme aux pieds d'un arbre
Mystérieux ce train qui ne cesse de bouger
J'ai du mal à écrire, vole de tous les côtés

Icare, ange déchu, ouvre-moi tes ailes
Il part déçu, ma déesse sera bien belle
Elle l'est sûrement, la plus belle de toutes
La plus douce de toutes, je n'ai pas de doute
Me retrouver avec elle, encore, le long de ce canal
Me promener avec, en soit, une chose assez banale
Pour vous ! Mais pour moi c'est un privilège
Comme une crise mondiale, un état de siège
Pour certains, eux, veulent trouver une salope
Moi, j'ai ma déesse. C'est loin, mais tip top !
Cette relation platonique en est enviable
Vu que du reste de ma vie, tout est détestable

J'arrive à destination, à bon port, c'est sûr
Avec un enthousiasmo-stress, je sors de la voiture
m'empresse de me réfreiner, renifler l'air, parfum d'Eden
Ca sent la colchique, comme dans un recueil de Verlaine
Une ambre un peu chique, une senteur de verveine
Comme un pays magique où il n'y a pas de haine
Icare, Icarus, ICAR, transforme-moi !
En quelque chose de doux et de délicat
Une saveur de necta, un mets, un petit plat
Qu'elle me savoure et me love dans l'immédiat
Elle arrive ! Je l'entends. Je fais les cents pas
Pour son sourire, dès lors, je ferais n'importe quoi

Elle danse. La robe qu'elle porte, longue, brune, parfume l'atmosphère
Ses doigts doux font tourner cette petite Terre
Son visage si paisible, fait arrêter toutes les guerres
De son souffle, elle écume océans et petites mers
Ses yeux, son reregard, font lever le soleil
Elle sourit, et grâce à ça, un arbre doré s'éveille
Les cultures viennent à lever lorsqu'elle les touche
Le soleil noir lui sourit quand il se couche
Une étincelle sucrée de miel, s'évade de sa bouche
Mais, d'où viennent donc ces souches ?

D'ICAR à la Lune, je sens l'amertume
Entre misère alarmante, taxe de fringues et de tunes
Toutes les larmes ne font plus qu'une
Et l'alcool en son sein, malsain, affiche sa rancune

Je revois ce canal qu'elle a rendu magique
De savoir son image et son être féerique
Il lui faut une icône dans le dictionnaire
Un emblème, une nouvelle adresse dans l'annuaire
Mais le temps passe trop vite, et je vais repartir
Avec beaucoup de remords, mais de jolis souvenirs
La tête un peu embuée par ma divinité, ma beauté
Pour retourner à une plane et triste réalité
Rejoindre le monde de la "Tere promise"
C'était une pause, juste une gourmandise
Les arbres mourront, mais toi à jamais
J'aurais aimé, sur ma tête, une couronne de lauriers

Mais la Lune me ramène dès à présent
Là, je veux bien mourir dès maintenant
Mais avant, je voudrais transmettre mon savoir
Aux humains futiles couverts de désespoir
Une fille pleure parce que son homme l'a quittée
Un quidam crit parce qu'il est trop enivré
Et moi je les regarde, témoin, médire et souffrire
Les larmes de l'une sont acides comme le vinde l'autre
Mais pour finir cette prose, tous les deux se vautrent
La Lune s'arrête ; j'ai donc fini mon trajet
Et moi, je reste là, mais je dois m'en aller
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