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 Le paroxysme de l'aléatoire 1 et 2 / Le couchant

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gintoxic
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Masculin
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MessageSujet: Le paroxysme de l'aléatoire 1 et 2 / Le couchant   Mer 7 Mar - 23:19

LE PAROXYSME DE L’'ALEATOIRE


La nuit est noire
Mais j’ai fait nuit blanche
La brume est pesante
La contrée est recouverte de son voile
Les oiseaux se sont tu
La Lune n'’est toujours pas apparue
Tatoon a les yeux clos
Son corps déambule, elle rêve
Peut-être d’une vaste prairie
Peut-être aussi de Bambi
Peut-être encore de son petit chéri de l’'école

En ce qui me concerne
Je pense à elle, elle ma cigale
Je vais la revoir, je suis impatient
Je l’ai vu aussi les yeux clos
Aussi belle que la Lune
Luisante dans mon ciel d'’Eden
Douce comme le satin
Fraîche comme la rosée des matins d’été
Fontaine de jouvence venue de Lourdes
Maîtresse de la secte « Le bonheur est à nous »
Romance sylvestre de la Rome antique

Les arbres sont mornes
Les rues sont vidées de la population
Désurbanisation, désert de sable et de béton
Le bastion se vide de ses habitants
Plus un animal dehors
Le ciel a encore vaincu l’être vivant
Il doit rester quelques clochers qui vont mourir
Les pauvres !
Les saisons vont faire des dégâts
Destruction massive, déshumanisation
Dommage…



LE PAROXYSME DE L'’ALEATOIRE 2


Ils rutilent les oiseaux dorés
Les souffles iodés des évents sont sortis
Au dessus de la cime magnifique
En dessous de l’abîme mélancolique
Griffes soigneuses acérées tel le glaive
Qui vint un jour assaillir mon cœoeur
Il n'’est plus, dès lors, de trêve
Le donjon a failli, tous mes soldats meurent
Ampoule, interrupteur ; incompatibilité ?
Certes non ! De leur âme sort la vérité ; banalité
L’ombre est à la vierge lucide de l’être
Ce que le soleil est à l’enfant candide de l’être

Il eut fallu que la Terre soit ronde
Pour que l'on inventasse la roue
La même, qui en son temps, transportait les seigneurs
La même, qui en son temps, torturait les voleurs
Innocente liberté de mon dicton national
Pourquoi tant de méfaits, de honte, de mal ?
Je suis heureux, mais tout va mal...
Quand je ris, chante, il règne un imperturbable
Irresponsable clown fantaisiste ; je me tiens là
Las ? Non ! Plus à présent. Dans le futur, ça ira !
Ehonté, peut-être. Absorbé, c'est sûr
Avec la pluie, jamais plus la déchirure

Il y a tant d'hivers où des larmes ont coulé
Tant de printemps fleuris mêlés d'absurdités
Il y a tant d'étés échaudés où mon coeur fané
Priait que pour l'automne, je puisse être damné
Mille psaumes, reliquats de mes pensées passées
Bizarreries étranges, gommages miraculés
Les lumières de la cité n'ont point cessé de briller
Crime imperturbable, le seul est que je suis né
Diadème maléfique, le bleu, le blanc, le rouge
C'est les couloirs identiques des RER qui roulent
Ils vouent ce culte à ces rails cailloutés, mouillés
Humides de ces larmes que les Dieux ont pleuré

Volupté. voilà le mot que je cherchais
C'est en ce terme peu usité, que je la qualifierai
Brise-glace estivale, ou encore mange-caillou jaune
Pégase ou serval en fera donc son aumône
Maigre labeur pour une riche ration
"Mon" Dieu, écoute mes pleurs, je rentre à la maison
Somptuosité. Tiens, celui-la, je viens de le trouver !
Il définit son âme, son être, et sa volupté
Et candide Zadig je serais, de ne pas l'avouer
Impossible ignorance en ces moments passés
En ces bras, branches immenses d'un cèdre de l'Atlas
Obscurité intense, mon âme et esprit, se cassent



LE COUCHANT


Il se couche bien plus bas cette fois-ci
Si brillant auparavant sur la ville-lumière
Ses lumières s'éteignent, délaissant les guéridons
C'est le 26 décembre 2003, je perds la vue
Tout est fade, à l'ouest, rien de nouveau
Sourires simulés aux proches de ma vie
Seïsmes cardiaques, le soir quand je me couche

Je me couche sans souche
Les odeurs du Levant
Ont laissé place au couchant

Les métros, je ne les reverrai plus comme avant
Moins de lumières, plus de sons de klaxons
Dépité, j'erre dans mon crâne vidé, crâmé
Dois-je m'éxhiler afin de retrouver mon amour ?
Paysages éteints, Eden fossilisé, paradis perdu
Le ciel ne luit plus, et les nuages sont asséchés
Le soleil ne rutile plus, il préfère geindre

Ils se couchent tous
Quant à moi, je me mens
J'attends sans hâte le couchant
Mon âme sera mon seul testament

Il en aura fallu des soleils, des étoiles et autres astres
Mais les plus chaleureux étaient ces réverbères
Ces guirlandes, ces décors, toutes ces merveilles
Cette odeur enivrante de café dans la bouche de ma cigale
Oubliant l'éthylène et le tabac nocif
Kri2s en a oublié son nom et sa place
Je ne sais où aller, que faire à chaque pas

Les lumières du Levant ne sont plus
Je me couche...
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